séminaires d’élèves 2020-2021

, par Ingrid Pichon

Nouvelles esthétiques du détournement sur les scènes contemporaines
S1 + S2
Morgan Guillot-Noël (prédoctorante à l’université Paris Ouest), Corentin Jan (doctorant à la Sorbonne Nouvelle et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich), Rémi Ortuno (mastérant à Paris Ouest).

Après une première saison dédiée aux détournements queer, à nos fictions intimes et aux interruptions situationnistes, le NEDSC revient interroger notre rapport aux formes détournées telles qu’elles se présentent sur les scènes contemporaines, dans les galeries, les salles obscures ou l’intimité de nos chambres à coucher. Les séances prendront la forme d’invitations d’artistes et de chercheur.se.s qui viendront présenter leur travail et nous parler de leur démarche, comme de propositions performatives auxquelles le public du séminaire pourra participer selon ses envies.

Les troisièmes vendredis du mois, de 19h30 à 21h30, d’octobre à juin.

 

 

Gestes de cinéma documentaires : films, textes, textures.
Lucie Leszez (ARTS, Grenoble-Alpes), Lucile Combreau (LILA, Toulouse Jean Jaurès, Paris 3), Mariya Nikiforova (Paris 8) - S1 et S2
Cette année, le séminaire "gestes de cinéma documentaires" propose de s’intéresser à l’écriture, la réécriture, la transmission, la traduction, la mise en circulation, l’inscription et le détournement de textes dans des films documentaires, avec une attention particulière portée aux approches expérimentales. Il y sera question des manières dont un texte peut devenir la matière du travail cinématographique et dont certains films peuvent en retour inviter le texte à s’extraire de son assignation au récit et au document pour devenir texture sensible, visuelle et sonore. Par la rencontre avec les images et les sons, par l’expérience des filmeurs et des filmés, par les voix et les corps qui la portent, le texte est transformé. Les pratiques cinématographiques interrogent la poursuite et le dépassement du texte par la réalité filmée, ou encore, la façon dont les films peuvent faire violence au langage notamment par un travail de découpage audiovisuel, de fragmentation ou de brouillage. Travaillés par l’enregistrement, des jeux de rythme et de surimpression, par l’incrustation vidéo ou l’empreinte lumineuse de l’émulsion photochimique, les textes lus ou entendus proposent au sein des films une ouverture du sens qui permet d’explorer la part intime ou rêvée du réel. En relation avec la parution du numéro 31 "Films, textes, textures" de La Revue Documentaires que nous avons coordonné, nous souhaitons inviter les auteur-e-s et cinéastes à prolonger les réflexions qui y sont menées en s’appuyant sur les supports originaux des films abordés. Ouvertes à toutes et tous, les rencontres seront organisées autour de la projection des films et des images d’archives.
4ème MERCREDI DU MOIS à 19h30

 

 

Création contemporaine dans le Cône Sud.
Ignacio Albornoz (Paris 8, EDESTA, ESTCA), Claire Allouche (Paris 8, ARTS, EDESTA, ESTCA), Leslie Cassagne (Paris 8, ARTS, EDESTA, Scènes du monde), Célia Jésupret (Lyon 2, ARTS, ED3LA, Passages), Baptiste Mongis (IHEAL) - S1 et S2
Les jours et les horaires seront précisés à la rentrée sur le site du département ARTS.
Contact et infos : allouche.claire@gmail.com

Nous sommes doctorants en études cinématographiques, danse, théâtre, arts visuels et sciences humaines mais également latinophiles : nous tournons nos regards et nos recherches vers l’Argentine, le Brésil, le Chili et l’Uruguay. C’est la raison pour laquelle il nous importe d’interroger les créations artistiques contemporaines dans le Cône Sud, à travers l’observation de formes et d’espaces artistiques - c’est-à-dire des films, pièces de théâtre, de danse, mais aussi des interventions artistiques, des lieux de création et de rencontre tels que des festivals ou des centres culturels -, tout en problématisant le contexte socio-politique de leur émergence. Au fil des séances de l’an passé, nous nous sommes notamment intéressé aux relations entre praxis artistique dans un cadre de production indépendant et construction d’une pensée générationnelle s’émancipant des attentes des grands centres de création. Le programme de cette année, encore en construction, prolongera ces réflexions, en dialogue avec des artistes invité.e.s. mais également à travers des temps de recherche et questionnements communs.

 

Introduction à l’animation japonaise.
Arsène Cazé (ARTS), Samuel Clack (ARTS), Guilhem Ribault (Paris IV), Matteo Watzky (ARTS) – S1 et S2

L’animation japonaise est souvent réduite à une production télévisée de basse qualité, au-dessus de laquelle surnagent quelques grands auteurs au style visionnaire (Miyazaki, Kon, etc…). Ce séminaire a pour objectif de dissiper cette vision en s’attardant sur l’histoire de l’animation japonaise et d’en révéler la richesse esthétique et thématique. Transdisciplinaire, il s’efforcera aussi de retracer la manière dont l’animation japonaise est devenue un phénomène mondial à partir des années 1980, particulièrement en France.
Le dernier mardi du mois, de 17h à 19h.

 

Le Fait Religieux : Approches Transdisciplinaires.
Alexane Girard, Alicia Karger, Clément Lanord, Marguerite Leger (ARTS) - S1 et S2

Dans la continuité de l’année passée, ce séminaire a pour objectif de faire exister la question religieuse au sein de l’ENS. Il s’agit de mêler des approches historiques, artistiques, philosophiques, sociologiques pour interroger le fait religieux à partir de thématiques variées pour aborder toutes les religions et spiritualités.
Les jours et les horaires seront précisés à la rentrée sur le site du département ARTS